Le Directeur du Centre d’études sur le monde arabe et les pays méditerranéens à Genève, Hosni Abidi, a affirmé, jeudi, que le 31e Sommet arabe était « un succès », de l’avis de tous les participants, relevant que « la Déclaration d’Alger » ayant couronné ce rendez-vous, est parvenue à une approche importante et applicable, dominée par la centralité de la cause palestinienne.
Dans une déclaration à l’APS, M. Hosni Abidi a affirmé que le sommet était « un succès » à tous les égards et avec le consensus de tous les Etats membres de la Ligue arabe », d’autant que tous les sujets étaient soumis à débat dans une « réunion marathon des ministres arabes des Affaires étrangères ».
M. Abidi a, en outre, relevé l’institution par l’Algérie de deux nouvelles traditions, la première consiste en des séances de concertation sans engagement ni ordre du jour, alors que la deuxième s’inscrit dans le cadre de la réforme de la Ligue arabe, l’Algérie ayant focalisé sur la dimension populaire, à savoir associer le citoyen arabe à la conception et à la formulation d’une partie des décisions arabes.
Concernant « la Déclaration d’Alger », l’expert estime qu’elle « est empreinte d’esprit de solidarité, avec une volonté d’organiser un Sommet en un jour historique pour elle, en sus de sa volonté de faire participer les Etats arabes aux importantes festivités organisées ».
Après avoir relevé l’esprit de concertation qui a marqué « la Déclaration d’Alger », M. Abidi a affirmé que « le climat de concertation entre les parties pour échanger les vues entre tous les membres n’a pas prévalu durant les précédents sommets arabes, par rapport au sommet d’Alger qui a abouti à un consensus général à la faveur des séances importantes pour parvenir à un cadre consensuel exprimant tous les soucis de la région arabe et sa volonté d’arriver à une approche réaliste ».