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National - 7 octobre 2022

L’Etat « frappera d’une main de fer » quiconque oserait toucher aux vivres des Algériens

L’Etat frappera d’une main de fer quiconque oserait toucher aux vivres des Algériens et contre toute tentative de retourner à « l’importation sauvage », a affirmé, jeudi à Alger, le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane qui a rassuré que les produits à large consommation « sont disponibles et en quantités suffisantes », avec l’existence d' »un stock stratégique important pour tous ces produits ».

Répondant aux préoccupations et interrogations des membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) concernant la Déclaration de politique générale du gouvernement, le Premier ministre a présenté « ses excuses à l’endroit de tout chef et de toute cheffe de famille ayant trouvé des difficultés pour se procurer certains produits de large consommation ».

Il a assuré, dans ce cadre, que « l’Etat frappera d’une main de fer quiconque oserait toucher aux vivres des Algériens ou se livrer à la contrebande, avec pour visées, créer un climat de confusion et amener l’Etat à ouvrir la porte grande ouverte devant un retour à l’importation sauvage qui existait auparavant ».

Assurant que tous les produits de large consommation « sont disponibles et en quantités suffisantes », le Premier ministre a fait état d’un stock stratégique important pour tous les produits. La Commission d’enquête parlementaire s’était enquise de cette situation.

Dans ce contexte, le Premier ministre a affirmé que le pouvoir d’achat du citoyen demeure au cœur des préoccupations des politiques publiques, à travers l’adoption d’une politique de commerce extérieur qui régule les importations sans toutefois les freiner. La hausse des prix n’est pas propre à l’Algérie, mais un phénomène qui a touché la majorité des Etats de par le monde, dont des pays en voie de développement et des pays développés.

« Il n’est pas possible d’évoquer la situation socio-économique d’un pays sans aborder le pouvoir d’achat du citoyen qui demeure au cœur des politiques publiques », a-t-il souligné. « Je ne me justifie pas, mais je fournis plutôt des explications afin de contribuer tous, chacun à son niveau, à barrer la route aux parties malveillantes qui tentent, exprès, à diaboliser la situation », poursuit M. Benabderrahamane.

Il a estimé que « l’augmentation du taux d’inflation a touché plusieurs économies développées en raison de l’augmentation des coûts de production des marchandises »,  rappelant, à titre d’exemple, la hausse du coût de transport d’un conteneur de 40 pieds à partir de la Chine vers l’Algérie, de 3.500 usd en 2019 à 20.000 usd en début de 2022, soit un taux d’augmentation de +470%.

A une question sur la politique de maitrise des importations, M. Benabderrahamane a indiqué que la politique de commerce extérieur adoptée par le gouvernement visait à « rationnaliser les importations et non pas à les freiner comme relayé par certaines parties ».

Et de préciser que « le gouvernement tend à travers cette politique à préserver le produit national en vue d’avoir un tissu industriel et agricole développé en soutien à une économie nationale forte assurant à notre pays sa sécurité nationale dans son sens global ».

Et d’ajouter que le Gouvernement œuvre à améliorer et développer les mécanismes de contrôle du commerce extérieur en « encourageant la substitution des importations par la production nationale », et à mettre en place de nouvelles bases en adéquation avec la liberté du commerce extérieur, et ce dans le respect des engagements de l’Algérie au niveau international, et selon un cahier des charges « par lequel l’importateur s’engage à présenter un programme annuel estimatif des importations, et l’état de stocks des marchandises importées ».

En réponse aux voix affirmant que l’Etat « freine » l’importation, le Premier ministre a réfuté cette allégation, en citant à titre d’exemple que le montant des importations a atteint, jusqu’en août dernier, 26,5 milliards USD, contre 24,6 milliards USD durant la même période de 2021, ce qui « confirme que l’Etat n’a jamais freiné l’importation ».

Il a réaffirmé, dans ce sillage, l’impossible retour à « l’importation criminelle » et aux « conteneurs vides » pratiqués durant la période précédente, où « on a vu des centaines de conteneurs contenant des pierres et des déchets importés à des centaines de millions de dollars ».

Notant que certains résistent encore au changement, le Premier ministre a salué l’impulsion donnée par le président de la République, et qui a permis au gouvernement de prendre des décisions « judicieuses » en matière de maitrise de l’importation, de réalisation des équilibres macroéconomiques, et de concrétisation de l’indépendance de décision économique qui pourrait déplaire à plus d’un. Certains d’entre eux peuvent se trouver à l’intérieur des frontières, mais la plupart d’entre eux se trouvent à l’extérieur.

« Le gouvernement se devait de mettre en place un mécanisme de suivi afin pour que la politique d’importation soit conforme à l’intérêt de l’économie nationale, notamment le renforcement de l’équilibre de la balance des paiements », a-t-il souligné.

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