Home A la une Prêche du vendredi : dérapage du ministère des Affaires religieuses
A la une - National - 28 décembre 2018

Prêche du vendredi : dérapage du ministère des Affaires religieuses

Suite à l’appel de Mohamed Aissa, ministre des Affaires religieuses, pour parler et sensibiliser les jeunes sur le phénomène des Haragas, le prêche de ce vendredi a été consacré à l’explication du phénomène et à donner l’avis de la religion qui l’assimile à du suicide. Jusque-là tout est bon ! Toutefois, selon plusieurs témoignages, il y’a eu un réel et flagrant dérapage. Sous prétexte de sensibiliser sur le phénomène des haragas, le prêche a vite dérapé en accusant plus de 3 millions d’Algériens d’apostasie!
Certains des Imams, qui sont des fonctionnaires dudit ministère,  ne sont pas allés de main morte et ont poussé le bouchon plus loin que toute attente en se référant, entres autres, à un avis hors contexte d’Abdelhamid Benbadis pour lancer une nouvelle fetwa. Une fetwa émise contre ceux qui résident à l’étranger ou qui demandent à y résider, même légalement, ceux qui ont obtenu une deuxième nationalité, ceux qui épousent une non-musulmane, et ceux qui n’émigrent pas vers un pays musulman. Tout ce beau monde, qui constitue la grande majorité de notre communauté établie à l’étranger, est tout simplement assimilé à des «mécréants».
Pourtant et dans son article 27 la constitution stipule clairement que « L’Etat œuvre à la protection des droits et des intérêts des citoyens à l’étranger dans le respect du droit international, des conventions conclues avec les pays d’accueil et de la législation nationale et de celles des pays de résidence». «L’Etat veille à la sauvegarde de l’identité des citoyens résidant à l’étranger, au renforcement de leurs liens avec la Nation, ainsi qu’à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d’origine», précise encore l’article de loi.Aussi et dans son article 42, la constitution énonce clairement que La liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables. La liberté d’exercice du culte est garantie dans le respect de la loi».
Le code pénal lui aussi met en garde contre ce genre de dérapage et précise dans son article 296 que «la liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables. La liberté d’exercice du culte est garantie dans le respect de la loi». Il y’a donc lieu de se demander sur quelle base le prêche de ce vendredi a été établi avec autant de haine et surtout complètement en porte à faux avec la loi fondamentale du pays !
Ines Amroude

Laisser un commentaire

Check Also

Carence en fer et Anémie : Un ennemi silencieux aux conséquences terribles

Une personne sur Trois dans le Monde est concernée par une carence en fer. Ceci est expliq…