Home A la une Report des Présidentielles, la classe politique s’agite
A la une - Politique - 16 décembre 2018

Report des Présidentielles, la classe politique s’agite

Une agitation sans précédent caractérise actuellement la scène politique. Et pour cause une absence de visibilité claire et nette à propos de la tenue des élections présidentielles de 2019. Entre adeptes du report de cette importante échéance électorale et partisans du respect des délais constitutionnels, les cœurs chavirent. Toutefois, le seul dénominateur commun entre les différents discours tenu çà et là est l’abandon d’une idée de 5ème mandat pour l’actuel chef d’Etat, Abdelzizi Bouteflika. Tout le monde préfère parler de «continuité» en évoquant l’avenir. Ainsi le premier à donner le la est le président du MSP lui explique ses appels au report des élections présidentielles par deux principes. Le premier est d’entamer «des réformes profondes et sérieuses durant une année, même sans le président actuel». Le second est «le consensus national qui n’a de sens qu’avec la présence de l’opposition». Pour le président du parti Tadjamou Amel Al-Djazaïr   (TAJ), Amar Ghoul qui ne cesse de lancer des appel à « tourner la page des différends, de faire des concessions pour l’Algérie et d’aboutir à un consensus national en vue de lancer des réformes fortes et audacieuses dans tous les domaines ».  Le consensus national dont parle Ghoul vise à « consolider l’Etat de droit, les libertés démocratiques et les droits de l’Homme ». Ne s’arrêtant pas là, le président de TAJ va jusqu’à présenter son initiative comme une action salvatrice qui va «prémunir l’Algérie contre tous les dangers et de ne laisser aucune chance à ceux qui veulent attenter à notre sécurité, à notre stabilité et à notre unité». Le Front de Libération national (FLN) a lui, par la voix de son coordonnateur de l’Instance dirigeante, Mouad Bouchareb, indiqué qu’il demeure «ouvert à toute bonne initiative et  proposition constructive et pleinement disposé à les examiner, en vue de garantir la poursuite de la mise en œuvre du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika et la marche glorieuse de l’Algérie». Il ne parle point du 5ème mandat. Le report des élections suscite pourtant des réticences au sein même de l’alliance présidentielle. C’est le cas du Rassemblement National Démocratique (RND), pour qui le report n’est pas du tout à l’ordre du jour. «Au RND, nous ne voyons pas d’éléments qui imposeraient le report (…) un tel report sous-entend qu’il existe une situation exceptionnelle ce qui n’est pas le cas», indique Seddik Chihab, porte-parole du parti.
Du coté des partis de l’opposition, Mohcine Belabbas, voit les choses tout autrement. «Depuis 1999, Bouteflika a toujours tenu à organiser les élections dans les délais », a affirmé le président du RCD, dans une interview, ce dimanche 16 décembre, à Liberté. «Le non-respect des délais constitutionnels signifie une situation d’instabilité. Or malgré une situation alarmante, il a toujours nié des réalités qui minent le pays et préoccupent observateurs et partenaires », a-t-il affirmé. Pour lui « depuis son arrivée au pouvoir, Bouteflika essaye de vendre l’image d’une stabilité retrouvée». Une image qui, estime-t-il «serait sans doute écornée par le report des élections».
Ines Amroude

Laisser un commentaire

Check Also

Foncier économique, d’industrie ferroviaire, production du blé: les instructions du Président Tebboune

Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a ordonné lors de la réunion du Co…