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A la une - Politique - 26 juillet 2022

Situation au Mali et en Libye: les clignotants au rouge

Les ingérences étrangères dans la sphère politique de ces pays ont favorisé l’émergence  des  gouvernements parallèles, d’une guerre civile, d’une instabilité politique et  d’ affrontements armés

Les frontières Sud du pays sont sous tension.  La situation politique et sécuritaire se dégrade de plus en plus, particulièrement en Libye et au Mali qui connaissant un regain d’instabilité et de désordre.

Ces deux pays avec lesquels l’Algérie partage des milliers de kilomètres de frontières sont des périls menaçant sur la sécurité nationale.  La Lybie et le Mali s’enfoncent de nouveau dans des tensions politico-sécuritaires.

En Libye l’ l’imbroglio refait surface, après une accalmie toute relative observée à la faveur des négociations entre les fractions qui se disputent le pouvoir dans le pays. Les ingérences étrangères  dans la sphère politique libyenne ont favorisé l’émergence  des  gouvernements parallèles, la guerre civile, une instabilité politique et  des affrontements armés dans Tripoli et certaines  autres villes du pays.

Le cessez-le- feu imposé en janvier 2020 sous l’égide de puissances étrangères puis la signature d’un cessez-le-feu permanent le 23 octobre de la même année semble voler en éclat. Le processus de paix et les tentatives de stabilisation politique ne font que connaître échec sur échec. Les responsables : les chefs de guerre libyens du conflit qui ont une grande part de responsabilité, tout autant que leurs parrains internationaux qui se renvoient les uns les autres la responsabilité de l’échec d’une solution pacifique.

Tous ces acteurs favorisent et attisent les braises pour que ce conflit qui oppose les libyens ne connaisse pas de dénouement pacifique. Ils créent les conditions dans lesquelles ce conflit inter libyen politique et de plus en plus militaire s’inscrit dans la durée favorisant l’extension de l’influence de groupes terroristes.

Une menace certaine pour l‘Algérie qui déploie d’intenses efforts pour éteindre le feu de la fitna entre frères libyens. Dans ce sens, le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a reçu en avril dernier, la ministre Libyenne des affaires étrangères  et de la Coopération internationale, Mme Najla Al- Mangoush qui a déclaré que sa visite en Algérie  » intervenait en vue de soutenir les efforts du Gouvernement d’union nationale libyen (GNA) et parvenir à des élections justes et légitimes ».

Cette rencontre a été également consacré à plusieurs dossiers « qui intéressent » les deux pays frères, ainsi qu’ «une discussion sur l’importance de la stabilité de la Libye, étant une stabilité pour la région et pour l’ensemble des pays arabes». Peu après c’est, le chef du gouvernement d’Unité nationale de Libye,  Abdelhamid Dbeibah, qui a effectué une visite officielle en Algérie à la veille d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, consacrée à la situation en Libye. 

Ainsi va la Lybie,  le conflit libyen ne trouvera de véritable solution, du moins dans les mois qui suivent, en grande partie en raison d’une absence de volonté des protagonistes exogènes au conflit d’accepter de réaliser des compromis.

Au Mali, la tension est à son paroxysme. Vendredi, 22 juillet courant, le camp militaire de Kati, à 15 kilomètres de la capitale, a été la cible d’un assaut de la katiba Macina, selon l’armée, « avec deux véhicules piégés bourrés d’explosifs ». Deux jours après, l’armée malienne a affirmé dimanche, 24 juillet  avoir « déjoué » une nouvelle attaque contre un camp militaire du centre du pays, deux jours après une attaque suicide qui a visé la ville-garnison de Kati aux portes de la capitale Bamako. 

La crise politique va de pair avec une grave crise sécuritaire en cours depuis le déclenchement, en 2012, d’insurrections indépendantistes et d’actions terroristes sanglantes dans le nord. 

L’Algérie a appelé vendredi, dernier, la communauté internationale à se mobiliser pour prévenir et éliminer le terrorisme, notamment au Mali voisin qui vient d’essuyer une attaque terroriste près de la capitale, Bamako. « L’Algérie, qui condamne le terrorisme en tous lieux et en toutes circonstances, exprime sa vive préoccupation face aux attentats qui viennent d’avoir lieu à Bamako », a déclaré le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger dans un communiqué. 

D’autant plus  des camionneurs algériens avaient fait l’objet d’une attaque commise par un groupe armé composé de quatre individus circulant à motos à Gao, au Mali, faisant trois blessés, avait indiqué, un communiqué du ministère des AE .

Les clignotants sont au rouge dans ces pays. Les attaques répétées au Mali et les accrochages récurrents  entre fractions libyennes appellent à une vigilance extrême. Ces périls menaçants risquent de déborder.

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