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A la une - National - 22 novembre 2018

Violence faite aux femmes: ces chiffres qui fâchent !

La commissaire de Police, chef du Bureau national de protection des catégories vulnérables , Khouas Yasmine a fait état, mercredi à Alger, de l’enregistrement de 7061 cas de violence faite aux femmes lors des neuf premiers mois de 2018, contre 7586 cas en 2017, soit un recul de 3.56%.
Intervenant au Forum de la sûreté nationale à l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes coïncidant avec le 25 novembre de chaque année  et de la Journée internationale des droits de l’enfant, Mme Khouas a affirmé que «les cas de violence faite aux femmes ont connu une baisse lors des neuf premiers mois de 2018 par rapport à la même période de 2017», précisant que «les cas de violence, toutes formes confondues, recensés lors des neuf premiers mois de 2018 s’élevaient à 7061 cas, contre 7586 en 2017, soit une différence de -3.56%».
Expliquant que les femmes sont victimes de différents types de violences, l’intervenante a relevé que « la violence physique est la forme la plus pratiquée contre les femmes au cours des neuf premiers mois de 2018, avec 5150 femmes victimes contre 5272 cas enregistrés en 2017 ».
Les services de police ont recensé, d’autres types de violence, a ajouté Mme. Khouas soutenant que le nombre d’agressions sexuelles s’élevait à 105 cas.
S’agissant de la frange d’âge la plus exposée à la violence, la commissaire de police a indiqué qu’il s’agissait des femmes âgées entre 26 et 35 ans, même représentation pour les agresseurs. Quant à la situation professionnelle, elle est «sans profession» pour la femme violentée, et « chômeur » ou journalier pour l’agresseur. Le niveau intellectuel pour l’agresseur et pour la victime est «moyen», selon les explications fournies par Mme Khouas.
Les services de police ont enregistré, par ailleurs, une augmentation du taux de violence sur ascendants qui concerne la tranche d’âge de plus de 56 ans, a-t-elle soutenu.
Mme Khouas regrette par ailleurs que la femme violentée retire souvent la plainte déposée contre l’agresseur. «La femme algérienne s’acquitte de tous les rôles et ne pense pas à son statut de victime mais plutôt au regard porté par la société et la famille», déplore-t-elle.
D’après les statistiques, poursuit l’intervenante, 736 cas de femmes avaient, en 2017, retiré leurs plaintes déposées auprès des services de Police, contre 411 cas de femmes qui s’étaient désistées durant l’année en cours.
Pour sa part, le président de la Fondation nationale de promotion de la santé et du développement de la recherche (FOREM), Mustapha Khiati a affirmé que sa fondation avait enregistré 10.000 cas de maltraitance à l’égard des enfants, au cours des dernières années, dont 2000 à 3000 cas d’agressions sexuelles, relevant, à ce titre, que 80% de ces cas avaient, malheureusement, été enregistrés au sein même de la famille.

Ines Amroude

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